HISTOIRE DE CHICHICASTENANGO

Histoire des Mayas
Qui sont les Quichés?

 

Introduction.

Santo Tomás Chichicastenango a conservé beaucoup de sa culture traditionnelle. C'est un village où les traditions sont très respectées et transmises de génération en génération. On y pratique des rites religieux qui datent du XVIe siècle et dont l'origine provient du syncrétisme ou mélange des religions catholique et quiché. Ces rites religieux appelés COUTUMES, ont souffert d'altérations sans doutes encore elles conservent une base générale qui remonte à 450 ans...

 

Origine du nom"Chichicastenango"

Selon:

Anciennement Chichicastenango s'appelait CHIAVAR ou Chivar, Cour des Rois "Cakchiquels" (un des peuples indigènes mayas de l'actuel Guatemala) et important centre de commerce. Les Cakchiquels et les Quichés voyagèrent depuis Tulán, qui se situait au Mexique, et s'installèrent où de nos jours se trouve le département du Quiché. Les deux peuples furent alliés et vivirent en commun. Or, entre les années 1425 et 1475 (règne du puissant Quikab, roi des Quichés) il se produisit deux conflit entre les Cakchiquels et les Quichés (installés à Gumarkaaj, aujourd'hui Utatlán près de Santa Cruz del Quiché). Après le second conflit, Quikab ordonna aux Cakchiquels de quitter Chiavar et de se diriger à Iximché. Alors ils transférèrent leur gouvernement et leurs princes. Plus tard Iximché s'appela Patzac, mot qui signifie en Quiché "sur les ruines".

Le territoire de Chiavar fut occupé, après le départ des Cakchiquels, par plusieurs Calpules Numá Quiché. On croit fort bien que Chiavar était situé dans l'actuel Chichicastenango. À l'arrivée des Espagnols dans le territoire Quiché, les Calpules qui occupaient Chichicastenango accoururent à la défense de Gumarkaaj et souffrirent également de la défaite.

Après la mort du roi Quikab, les Quichés et les Cakchiquels se livrèrent de sanglantes batailles entre eux, ce qui facilita l'avancée des Conquistadors espagnols. Gumarkaaj fut pillée par les envahisseurs espagnols, dirigés par le chercheur d'or Pedro de Alvarado, qui fit brûler vif les chefs Quichés et Cakchiquels sur le bûcher le 7 mars 1524. L'arrivée des Conquistadors obligea beaucoup d'indigènes à partir pour Chiavar qu'ils renommèrent CHUGÜILÁ ou Chuwilá ou Uwilá (sur les orties). Ensuite le nom de la ville changea pour TZIGUAN TINAMIT, nom d'origine aborigène qui signifie "ville entre ravins ou canyons". Le nom de Chichicastenango provient des Tlascalas, alliés mexicains aztèques de Pedro de Alvarado. Le nom s'origine du mot náhuatl "Tzitzicastli", qui se modifia pour "Tzitzicastenanco" et ensuite TZITZICASTENANGO, qui signifie "lieu des orties". Ortie (urtica dioica), plante connue populairement sous le nom de chichicaste qui abonde dans la région. Dans les rituels, on emploie encore Tziguan Tinamit, mais dans le langage courant, on parle bien sûr de Chichi!


L'ancienne Uwilá était un calpuli Nima Quiché, c'est-à-dire un domaine territorial de la principale lignée gouvernante de Utatlán, excellence d'un peuple Tinamit en ce district Nima Quiché, avec une impressionnante structure sociale et la vision du monde Quiché préhispanique; ce qui explique pourquoi les Chichicastèques sont considérés comme les descendants de la grande culture Quiché, autant que les autres cultures du territoire du Guatemala. Chichicastenango continue d'être un des centres les plus importants de la culture Quiché traditionnelle. Les lieux habités préhispaniques étaient des lieux sacrés, associés au culte de la terre et aux ancêtres, et pour eux, aux origines les plus éloignés du peuple Quiché.


Selon les chroniques indigènes, quand arrivèrent les Espagnoles, il existait un village Quiché en ce lieu. L'anthropologue Robert Carmack, en référence à l'origine de Chichicastenango, souligne que les chroniques suggèrent qu'il y ait eu un village nommé Kalpul qui servit de connexion provinciale. La passé de Uwilá peut avoir été initié sur un site où se construisit l'église de Santo Tomás et le Temple du Calvario Colonial. Là où les Chuch Kajau offraient leurs discours sincères avec un grand respect demandant le bien-être de la famille, récolte, pluie et plusieurs autres circonstances de la vie quotidienne. Tout cela accompagné de la Quema de pom et de l'encens implorant multiples bénédictions au Créateur Suprême.

 

1539

À partir de 1539, la région centrale du Quiché fut prise en charge par les missionnaires dominicains d'Espagne, qui se chargèrent d'administrer les réductions ou les peuples d'indiens, qui se formèrent, spécialement après 1549.

 

1540

Construction de l'église Santo Tomás. Elle se construisit sur un site archéologique préhispanique. C'est un exemple clair de la splendeur de l'architecture coloniale.

 

1544

En 1544, le roi d'Espagne Charles Ier octroya des privilèges à plusieurs caciques indigènes (personnages influents de village) pour leur collaboration dans la Conquête de la province de Verapaz (appelée "Tezulutlán" à l'époque, qui signifie province de guerre). Mentionnons Miguel de Chichicastenango, un cacique important qui aida à la guerre de Tezulutlán et contre les Lacandones. On lui octroya une mention d'honneur (escudo de armas), ainsi qu'une libération de ses péchés, on lui accorda de plus une exemption d'être assigné au commandement et de payer le tribut. Tout cela pour lui et ses descendants.


Malgré tout, le père Francisco Ximénez rapporta la souffrance dans ces années en raison des travaux forcés avec l'arrivée des Espagnols.

 

1690

Sources et Guzmán. Notes de "Recordación Florida" qu'en 1690 Santo Tomás Chichicastenango appartenait au Técpan, Atitlán et était en charge de la juridiction de Santa Crúz del Quiché. Décrivant que sa population était nombreuse et active, la majorité des demeures avaient des toits et étaient bien ordonnées et ornementées. Ses voisins ne souffraient pas en misère pour ses récoltes, les dédiant à l'élaboration de tissus et au commerce. Sa population était de 1596 habitants.

 


1701-1703
Entre 1701 et 1703, le Frère Francisco Ximénez occupa la charge de curé dans la paroisse de Santo Tomás Chichicastenango, période durant laquelle il découvrit dans le Couvent (convento) le manuscrit du Popol Vuh qui, on suppose, serait écrit par l'indigène Diego Reynoso en 1550.

LE POPOL VUH

[Bible Maya]. Ce très important document historique, littéraire et religieux concernant le peuple Maya-Quiché (Mexique méridional, Yucatan, Guatemala) peut être considéré comme la Bible d’un Peuple qui avant Christophe Colomb fut parmi les plus civilisés du Nouveau Monde. Écrit dans la langue Quiché en caractères latins (1557) on l’a longtemps attribué à tort à un certain Diego Reynoso. Il fut découvert à Santo Tomas Chichicastenango à la fin du XVII ième siècle par le frère Francisco Ximénez qui le traduisit en espagnol. Cette version a été rééditée successivement en allemand par C. Scherzer à Vienne (1857); en français mais avec un peu trop de fantaisie par l’abbé Brasseur de Bourbourg (Paris 1861) en espagnol (trois éditions) par Justo Gavarrete dans l’Educacionista du Guatemala (1894-1896 et 1905) et Santiago I. Barberena (1923). Parmi les autres tentatives plus ou moins heureuses de traductions citons celles de E. Pohorilles de Lipsia (1913) et celle de l’éminent américaniste français J. Raynaud (1925) ouvrage édité en espagnol (1927). Mais la version qui fait le plus autorité du point de vue de l’érudition et de la phonétique est celle d’Antonio Villacorta et Flavio Rodas (Guatemala 1927).

L’ouvrage qui comprend les récits de onze traditions du peuple Maya-Quiché nous renseigne sur: 1) la cosmogonie Quiché et ses concordances avec celle des Toltèques quant à la création du monde et des êtres vivants ainsi qu’aux grands cataclysmes; 2) la légende des divinités malfaisantes: Gukup Cakix et ses fils Zipacna et Capracan qui faisaient surgir les volcans mais qui furent tués Junajup et Ixbalamqué deux jeunes gens pleins de savoir et de bonté: 3) les entreprises légendaires des Ajup au pays de Xibalba et les premières invasions Toltèques au Guatemala; 4) la magnifique histoire de la princesse lxquic mère de Junajup et lxbalamqué tous deux nés mystérieusement: leurs noms sont d’ailleurs devenus les symboles des deux races rivales qui se disputent la possession du pays; 5) les progrès accomplis par ces deux frères et leur voyage à Xibalba région pleine de pièges et de périls où le premier d’entre eux trouva la mort 6) la résurrection de Junajup et sa victoire Dnaléar les seigneurs de Xibalba; 7)apparition des célèbres chefs des familles Maya: Balam Quitzé, Balam Akap, Majucutaj et Iqui Balam ; leurs pérégrinations sur les rives de l’Usumacinta et leurs luttes sans merci contre la nature et les hommes; 8) et 9) la conquête des monts Jacaguitz où fut inauguré le culte du Soleil et la très belle légende d’Ixtaj et d’Ixpuch les deux jolies filles qui tentèrent de séduire les nouveaux dieux. 10) et 11) les traditions ont trait au voyage que des chefs Maya firent en Orient et à l’histoire du peuple Quiché jusqu’à la conquête et aux destructions ordonnées par l’inexorable et chercheur d'or Pedro de Alvarado.

Lire au complet le livre du Popol Vuh (anglais).

1825
Durant l'organisation territoriale de l'État du Guatemala, en 1825, Santo Tomás Chichicastenango fit désormais partie du département de Suchitepéquez-Sololá, mais en 1836, le territoire guatémaltèque se divisa en districts pour l'administration de justice, Chichicastenango apparut alors comme village de El Quiché. Ce dernier, appartenait au district de Sololá. Le 12 août 1872, durant le gouvernement du général Miguel García Granados, par décret de l'Exécutif, El Quiché fut nommé département et Chichicastenango apparut officiellement parmi les autres populations.

 

1858-1883
Par accord gouvernemental du 7 septembre 1858 on accorda 23 Cavaleries dans la partie sud de la municipalité aux habitants de Sololá. Le 10 mars 1880, on émit un accord gouvernemental concrétisant l'achat de ce qui est aujourd'hui Agua Blanca par les indigènes de Chichicastenango à ceux de Tecpán-Guatemala. Enfin, le 12 avril 1883, on autorisa l'achat de Panimache par les indigènes de Chichicastenango à ceux de Panajachel et San Jorge (Sololá).

 

1904

En 1904, on autorisa à Chichicastenango de réaliser une souscription populaire de 20000 pesos pour l'achat d'une dynamo qui générera de l'énergie électrique. En mars 1923, on approuva le règlement et le tarif de l'entreprise électrique. Selon l'anthropologue nord-américaine Ruth Bunzel, entre 1930 et 1932, Chichicastenango était un village propre et prospère, avec des rues pavées et bien balayées, des maisons bien construites et approvisionnées d'eau qui venait du Cerro Pocohil.

 

1907
Le 17 août 1907, la municipalité octroya les titres de propriétés des zones urbaines non enregistrées que possédaient les voisins des environs.

 

1930

Principales activités économiques:
C'était l'agriculture et le commerce. La crise de 1932 a affecté le travail dans les propriétés de café, qui étaient une des principales sources de revenu. En 1930, il existait à Chichicastenango 14
cofradías liés à la municipalité indigène. Ensuite 2 maires, 8 échevins, 5 majeurs, 2 procureurs et de nombreux huissiers et chajales. On comptait 64 cantons, groupés en 5 districts chacun d'eux régit par un principal. Ces hommes détenaient le vrai pouvoir politique du village. Pour devenir une municipalité bien organisée tant du côté urbain que rural, on s'est préoccupé beaucoup du développement du village.


Climat:
On considère que le climat de Chichicastenango était froid pour appartenir aux hautes terres cristallines occidentales et à la tête volcanique, avec montagnes et collines modérément escarpées. Voici les unités bioclimatiques:

a) Altitude: 1500 à 2500 msnm
b) Précipitations de pluie annuelles: 1000 à 2000 mm
c) Température moyenne annuelle: 12º C à 18º C.

Sources d'eau:
On considère que les sources d'eau de Chichicastenango étaient à débit extensif, profondes, très cristallines et non polluées. Par rapport aux bassins d'eaux, selon certains dires de gens plus âgés, anciennement il en existait plusieurs et avec un débit plus extensif. Elles n'étaient pas comme celles d'aujourd'hui qui ont perdu leurs débits et ont souffert des sécheresses dues à la coupe excessive des arbres en forêt qu'ont provoquées les habitants. Selon l'histoire de la municipalité, les deux centres peuplés de Chicuá et Semejá signifient "lieu de plusieurs rivières et sources d'eau".

 

1940

Comment étaient les forêts:
On considère qu'il y a 60 ans, la municipalité de Santo Tomás Chichicastenango et ses alentours étaient encore très peuplés de forêt, avec les hautes montagnes qui la compose et la petite quantité de gens qui l'habite. C'est pour cette raison que dans deux de ses banlieues, Panimaché et Camanchaj, qui signifient lieux d'arbres communs et géants, on retrouve encore aujourd'hui peu de gens même avec l'augmentation croissante de la population humaine et de la production agricole.

 

1948

Chichicastenango, municipalité qui a conservé beaucoup de sa culture traditionnelle, fut élevée à la catégorie de Ville par Accord Gouvernemental le 13 septembre 1948.

 

1955-1957

En 1955, arriva à Chichicastenango le père José María Suárez, qui fut le premier missionnaire du Sacré-Coeur qui travailla au Quiché. Avec l'aide des missionnaires de Chichicastenango et de l'Action Catholique, ils formèrent un vigoureux effort de développement social dans le département. En 1957, il fondèrent l'école paroissial "Escuela Comunal Indígena". En 1957, on agrandit la couverture de cette école avec la fondation du premier centre éducatif de niveau Moyen, qu'on nomma l'Institut mixte "Francisco Marroquín".

 

1969

Organisation communautaire:
En 1969, les Comités de voisinage à Chichicastenango comportaient: une Pro-amélioration de la communauté, un Comité pour l'Eau, des Maires Auxiliaires et des Principaux de la Communauté. Dans certains cas, la duré du mandat pouvait atteindre une longue période (15 ans ou plus), c'est-à-dire la même période de temps qu'avaient les organisations depuis leur fondation. Le niveau de scolarité des membres variait d'alphabètes à niveau primaire. Les Comités se réunissent ensemble dans des assemblées communautaires périodiquement entre chaque 8 à 30 jours.

 

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