TOURISME ÉQUITABLE
EN BREF
Avec 12% du PIB et 8% de l'emploi mondial, le tourisme est le premier secteur d'activité de la planète.
 

LES PAYS DU NORD
La plupart des richesses de ce secteur revient aux " pays du Nord " qui sont les premiers pays d'accueil mais surtout qui concentrent dans leurs mains tous les grands groupes installés dans le monde entier : tours opérateurs, agences de voyage, compagnies aériennes, chaînes hôtelières…


LES PAYS DU SUD

Les pays " du Sud " sont de plus en plus intéressés par ce secteur économique qui rapporte des devises, crée des emplois, attire les investissements étrangers… Malheureusement aujourd'hui, seulement 20% à 30% des dépenses des touristes reviennent aux pays du Sud qui les accueillent. La majorité des bénéfices retournent directement dans les pays occidentaux d'où viennent les touristes. Il ne reste donc aux pays d'accueil du Sud que les inconvénients du tourisme comme les dégâts environnementaux et la surconsommation des ressources de première nécessité, comme l'eau. Bien sûr le tourisme crée de l'emploi sur place mais uniquement des postes très peu qualifiés et peu payés puisque les postes de direction sont réservés aux Occidentaux.

Il est intolérable de nos jours que des êtres humains meurent parce qu'ils ne disposent pas du minimum vital. Le tourisme est la première industrie du monde; il est normal d'associer au développement de cette industrie les populations les plus démunies qui ne bénéficient pas des ressources du tourisme.

Dans la majorité des cas, le problème n'est pas un manque de richesse mais une mauvaise redistribution de ces richesses.

Si la première industrie du monde décide de s'engager pour améliorer le sort des plus défavorisés, l'image du tourisme changera et le touriste apparaîtra, pour les populations des pays visités, (et notamment pour celles qui ne bénéficient pas de cette industrie) comme un hôte précieux.

Le voyageur, à qui l'on ne demande pas de dépenser davantage, devrait en tirer une assurance de sécurité et de confort moral, tout en ayant le sentiment de voyager plus intelligemment.

L'originalité de la démarche réside donc dans le fait qu'il ne s'agit pas de charité internationale mais de redistribution d'une partie des bénéfices réalisés dans le pays lui-même. On ne demande pas d'argent au " consommateur - voyageur " : on lui demande seulement d'exiger, par une simple signature, qu'une partie de l'argent qu'il dépense apporte un " mieux-vivre " aux populations du pays visité. En tant que client, il peut revendiquer ce droit.


LE PRINCIPAL N’EST PAS LE DÉVELOPPEMENT DU TOURISME
MAIS LA MISE EN PLACE D’UN TOURISME DE DÉVELOPPEMENT

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