La Semaine Sainte au Guatemala Caroline Lecuyer, stagiaire en toursime, France

Guatemala se distingue dans le monde par la richesse de son folklore et sa culture. Le pays renforce son mysticisme par l’une des plus importantes expressions religieuses du Guatemala pendant la Semaine Sainte. Ce pèlerinage unique est reconnu a travers le monde entier. Des touristes de tous les pays envahissent la Capitale et la ville de Antigua pour vivre cette expérience extraordinaire de rituels anciens.La religion catholique a été introduite dans le territoire de l'actuel Guatemala dans le siècle XVI et selon quelques anthropologues, un des mécanismes pour obtenir l'évangélisation a été le recours au culte externe, en employant surtout des processions dans lesquelles étaient habitués les indigènes. Ces rituels ont été enracinés dans l'esprit de milliers de personnes et c’est pour cette raison qu’aujourd’hui, il se pratique encore ces coutumes, même après des siècles de l’arrivée de la première évangélisation. Toutefois, comme toutes les activités humaines, les processions de la Semaine Sainte ont changés quelque peu tout au long du temps. Pendant la période hispanique les gens qui sortaient en procession, étaient beaucoup plus importants. Pour cette raison les chroniqueurs n’ont pus retenir tous les noms des sculpteurs et peintres des statues et images religieux qui ont parcourus les rues. Il était courrant a l’époque d’engager des personnes pour porter sur leurs épaules les grandes statues sculptés. La différence est qu’aujourd’hui les statues sont posés sur une ou plusieurs plates-formes très lourdes, dont ceux-ci sont supportés par des centaines de cargadores (Porteurs). Après les séismes de 1917 et 1918, les défilés se sont faites davantage a l’extérieur, puisque les bâtiments religieux avaient été détruits. En 1950, les processions sont arrivées à avoir approximativement les même dimensions que ceux d’aujourd’hui, de ce fait ils sont rendus uniques au monde.

 

La ville de Santiago de Los Caballeros du Guatemala, appelé aujourd’hui La Antigua, a été fondé par le conquistador Pedro de Alvarado en 1524 sous l'invocation de Santiago le patron des royaumes d'Espagne. Des sa reconnaissance en 1543, la ville a été marquée par des activités religieuses et un envahissement de communautés afin d’évangéliser païens. A l’époque, la majorité de la population était d'origine indigène, il c’est ajouté un nombre considérable de personnes d'origine hispanique et africaines. On estime l’apogée de sa population a plus de 33 milles habitants.La ville fut nommé le siège du royaume de la Mesoamerique (Zone délimité incluant le Costa Rica jusqu’au sud du Mexique), ce qui a eu pour effet de créer un plus grand essor de cette petite ville. A cette époque, suite a la décision de l’Église de reconnaître les indigènes comme étant des êtres humains, l’utilisation des indigènes a l’esclavage fut a lors interdite. Par contre pour contrer les besoins de mains d’œuvres et le service d’esclave, une grande quantité de personnes d'origine africaine fut importé au Guatemala au fin d’esclave. Les taches reliés a l’esclavage étaient variés, mais les plus surprenantes étaient par exemple; la construction des églises, des couvents et monastère, etc. Tous ce monde ont su tout de même formés un peuple, créant ainsi une ville constituée majoritairement de personnes d'origines mixtes. Selon les chroniqueurs, ils devaient, selon les ordres des autorités religieuses, se communiquer en langue espagnole. L’histoire raconte que seulement les nobles pouvaient participer aux études des grands collèges fournis par les religieux. Cependant tous devaient participer aux activités de l’Église. Grâce a des activités religieux-culturelles, les personnes pouvaient exprimer leurs aspirations dans des manifestations religieuses en créant des associations de confréries

Cet en 1543 que fut fondé la association des Frères de la passion de la Antigua, qui réunissaient douze confréries, comme celle de Jésus le Nazaréen de Candelaria, de Santa Ines, de Jocotenengo,de Santa Ana, de Maria Soledad, de Vierge de Dolores, San Bertolome, Santo Cristo del Perdon, la Merced, San Cristobal, San Francisco, de San Felipe et de Antigua. Ces fraternités étaient tous formés soit par des indigènes des créoles, métis, comme celle du Nazaréen de l'Ermite de la Croix du Miracle. Les dommages provoqués par le séisme de 1773 suivis de l’abandon de la ville, n’ont pas interrompus les processions. Sous l’ordre du Roi d’Espagne Juan Carlos, la ville (Antigua) fut abandonné et déménagé a la Capitales actuelle. Tous les couvents et églises furent reconstruits a la nouvelle ville de la Asunción (La Capitale actuelle) et fus déménagés a dos d’hommes (noirs…) et charrettes, les statues et articles religieux sur un parcourt de plus de 50 kilomètres. Des lors la vielle ville (Antigua) fut proscrite après qu'on ait ordonné son abandon. Mais cela n’a pas suffit pour arrêter les processions. Sous le glaive de graves sanctions, beaucoup de personnes surtout la classe pauvre, ont refusés d'abandonner la ville presque totalement détruite (Antigua). Ce peuple obstiné, a donné au court du temps les d’efforts et le courage pour redonner une nouvelle vie et a su maintenir la tradition a la Semaine Sainte, comme par exemple les processions, les alfombras, et les confréries religieuses.

Les alfombras d’aujourd’hui

Les tapis sont fabriqués de matériaux divers, comme de sciures de bois teints de couleurs variés, de pétales de fleurs et des fruits frais. Les tapis sont souvent délimité par le corozo, une herbe fortement parfumée. Les dessins et formes représentent soit le Chemin de Croix, la résurrection, ou ça propre façon d’exprimer sa ferveur. Les tapis sont faits le long des artères de la ville par des parcours pré définis. Ceci constitue une des caractéristiques des plus importantes qui expriment d’une manière propre la culture guatémaltèque de la Semaine Sainte Ces oeuvres font partis de l'art populaire enraciné dans la mémoire collective depuis pas mal de temps. Une expression unique d’un bel exemple du syncrétisme religieux et culturel.

Son origine a deux sources :

L'époque pré hispanique, selon les chroniqueurs espagnols du siècle XVI et les témoignages d’écrits indigènes, recomptent que des gens et des prêtres marchaient lors de certaines cérémonies sur des tapis de fleurs, de pins et de plumes d'oiseaux précieux comme ceux du Quetzals, des Arras et des Colibris. Cette tradition mesoamericaine était déjà présente dans la culture des Tlaxcaltecas. Ces indigènes avaient leurs origines du Sud du Mexique et avaient accompagnés les conquistadors pour conquérir le Guatemala lors de la Conquête du siècle XVI. Ces indigènes fur donc les premiers habitants. de la ville de Santiago de Los Caballeros (Antigua) dans les années 1527. D'autre part on ajoute l'influence espagnole particulièrement venant des Iles Canaries, en Tenerife et l’Île de la Gomera, où étaient déjà élaborés le tapis (Alfombras) et cela depuis des temps bien éloigné. Il y a des témoignages écrits du siècle VII, qui raconte que des tapis étaient confectionnées avec de la terre colorée, sables et de fleurs. Une autre tradition primitive Catalane consistait à ensemencer le sol á l’endroit où devait passer la futur procession du Corpus Christi. A cette époque, les tapis étaient constitués de plantes odorantes comme le romarin ainsi que des pétales de roses déposés au pied du Saint Sacrement. Ils créaient un atmosphère spécial où passait le cortège. De plus, la dispersion de l'encens fait a l’aide du copal, combiné au romarin, et le parfum du corozo faisaient partis d’un rituel sacré avant le passage de la procession.

Au Guatemala, ce sont les franciscains espagnols qui ont eu à leur charge la plus grande partie de l'évangélisation. Ils ont maintenus à favoriser la religiosité populaire. L’un d'eux, el Hermano Pedro de Betancourt, était d’origine de Tenerifé, dans les îles Canaries, ce qui explique le pourquoi il connaissait les traditions canariennes. Avec cette origine et le développement historique des siècles XVII et XVIII, les tapis (Alfombras) fonts partis des coutumes guatémaltèques parce qu'ils ont été gardés par les habitants. El Hermano Pedro dus a ces nombreux miracles fut béatifié par le pape Jean Paul II lors de sa visite au Guatemala en 2002.Élaborer un tapis signifie pour les croyants remercier par une faveur envers l'image du Nazaréen qu’ils vénèrent, ainsi que les invocations a la Vierge de Solitude et de la Vierge de Dolores. Les tapis ont un caractère collectif, ils sont faits par les gens du cartier et par des familles complètes. Ce sont eux qui travaillent proprement dit le tapis, a la confection des moules, la teinture de la sciure. Les plus splendides sont celles que l’on retrouve a l'ancien Guatemala (Antigua).

La pénitence des Cucuruchos (Pénitenciers)

Les porteurs sont appelés Cucuruchos, font vœux d’une auto pénitence dont la tache est de porter de lourdes plate-formes difficilement supportables. C’est sous le poids de plusieurs tonnes et de longueurs allants parfois jusqu’a 20 mètres (trailer de remorque) que les visages affichent une pénitence pénible et insupportable. A chaque année, plusieurs s’évanouissent ne peuvent terminer. Le cortège marche sur le tapis (Alfombra) qui recouvre la chaussé, suivit d’une fanfare de tambours et clairons. Les cortèges nocturnes offrent un spectacle extraordinaire de son et lumières, donnant ainsi un sens encore plus mystique et émouvant d’un rituel sacré qui a su résister jusqu’ici. Plusieurs Guatémaltèques affichent leur fierté a exécuter cette charge, soit pour garder la tradition, représenter sa foie ou encore sa dignité familiale. Les costumes utilisés par les participants a une histoire. Son origine remonte aux premiers des pèlerins utilisés en Europe vers le siècle IX, quand ils parcouraient les lieux sacrés.

Ces costumes étaient relié avec ceux utilisés dans les couvents et les abbayes. Une autre influence également vient du costume de pèlerins Franciscains au siècle XII. Ils furent communs également en Espagne, surtout lors des pèlerinages a Santiago de Compostela.Selon les chroniques de la mairie de Antigua, les costumes furent apportés au Guatemala au siècle XVI et furent portés pour la première fois a la procession de 1596. Les hommes marchaient avec des tuniques blanche au style des porteurs de Santiago de Compostela et ceux des créoles et les nobles étaient des tuniques blanches avec un voile noire qui leur couvrait la face. Présentement au Guatemala, les porteurss portent une tunique de couleur violette lors des processions du Carême et de la Semaine Sainte et utilisent la tunique noire le Vendredi Saint en commémoration du décès Jésus.Chaque confrérie procède a une procession, les plates-formes sont supportés par de groupes de centaines porteurs dont quelques une sont de 150 porteurs, soit composés d’hommes, ou de femmes et ou d’enfants. Beaucoup de costumes ont été transformés par les fraternités et les confréries. Ils lui ont imposées leurs goûts et leurs nécessités, comme celui de San Juan Sacatepéquez. Pour tout cela, les costumes de la Semaine Sainte demeurent uniques en Amérique Latine et acquis sa nature propre selon un processus historique et de créativité. Également, on observe quelques variantes dans les processions, soit la présence de romains sont les "casques romains", qui commémorent l’arrestation et le chemin de croix de Jésus .

PROCESSIONS ET LES VOLCANS

La légende raconte que les indigènes redoutaient les volcans jusqu'a sacrifier des vies humaines, et même celles de ces propres enfants afin de calmer la colère des dieux de l’infra monde. A l'époque, lors des éruptions les indigènes faisaient des défilés aux flambeaux jusqu'a proximité du cratère, portant sur leurs épaules des brancards d'ou gisaient des sacrifiés, vierges et enfants, avec des fleurs, fruits frais, des décorations faits a partir du coco et du corozo. A la tête du défilé, un seigneur garnis de plumage de quetzals et masqué de jade, portait a bras levés la boisson sacré des dieux, le xocolatl (Chocolat de cacao).

Pour les Mayas, les éruptions volcaniques démontraient la colère de Xunapu vis a vis les abus de son peuple (Dieu gardien de l'infra-monde du Volcan Agua). Le peuple craignait que le soleil ne se lèverait plus et la vengeance du dieu de la pluie (Chak) qui n’arroserait plus les champs.

RECOMMENDATIONS :

Réserver tôt si vous avez l’intention de vous logez a Antigua, la ville est envahis par des milliers de touristes nationaux et internationaux. La plus part des services hôteliers et touristiques affichent complet. Se loger a la Capitale serait une alternative bien pensé en cas de réservation tardive. Soyer respectueux envers leurs coutumes, certains citadins ne cacheront pas leurs colères vis a vis les touristes qui ne se montreraient pas respectueux. L’abondance de gens favorise la main des pics poquets, alors soyez alerte.

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